Prisons: prévenir la torture et les mauvais traitements

Formation en ligne

« Prisons : Prévenir la torture et les mauvais traitements »

Prison Madagascar

(c) CICR / Madagascar

 

Cette formation « Prisons : prévenir la torture et les mauvais traitements » est réalisée en partenariat avec la FIACAT

 

Les inscriptions à la prochaine session sont clôturées. La formation reste cependant accessible « à votre rythme ».

 

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Sur la formation « Prisons : prévenir la torture et les mauvais traitements »

Cette formation aborde les notions essentielles et les grands principes internationaux relatifs à la lutte contre la torture et les mauvais traitements dans les lieux de détention, y compris les conditions carcérales.

 

Les objectifs de la formation « Prisons : prévenir la torture et les mauvais traitements »

L’objectif de la formation est d’équiper les participant.e.s, non juristes ou juristes, avec les notions essentielles relatives à la lutte contre la torture et les mauvais traitements dans les prisons. La formation abordera les définitions de la torture et des mauvais traitements en détention (module 1) et s’intéressera aux conditions de la privation de liberté ainsi qu’aux garanties judiciaires (module 2). Elle fournira des pistes concrètes pour permettre d’améliorer, à bas coût, les conditions de détention en prison (module 3). Elle s’intéressera également à la situation des femmes et des enfants dans les lieux de détention (module 4). La formation se conclura par une présentation de quelques bonnes pratiques lorsque l’on mène des activités dans les prisons (module 5).

 

Les modules de la formation « Prisons : prévenir la torture et les mauvais traitements »

Module 1 : L’interdit de la torture

Ce module vise à comprendre ce qu’est un acte de torture et un traitement cruel, inhumain et dégradant. Il aborde les différents éléments de la lutte contre la torture : la prévention, la poursuite des auteurs de violations et la réhabilitation des victimes.

Module 2 : Les garanties judiciaires entourant la détention

Les règles du droit international prévoient que tout individu a droit à la liberté et que la détention doit toujours être une mesure exceptionnelle de dernier recours. Les personnes ne peuvent donc être privées de leur liberté que pour des motifs et selon des procédures fixés par la loi pour ne pas être l’objet d’arrestation et de détention arbitraire ou illégale. Le respect de ces procédures par les États est également un moyen de prévenir les mauvais traitements et la torture dans les lieux privatifs de liberté.

Module 3 : Les conditions de détention

Ce module aborde quelques difficultés liées aux conditions de détention en prison. Il décrit, sans chercher l’exhaustivité, quelques problèmes fréquents et leurs solutions quand elles existent. Ce module ne prétend pas apporter de solutions toutes faites, ce qui serait impossible. La palette de raisons menant à des situations confinant aux mauvais traitements dans les prisons est large, et les solutions apportées ne peuvent être que contextuelles.

Module 4 : Femmes et enfants en détention

Au cours de ce module, nous aborderons les difficultés auxquelles font face les femmes et les enfants dans les lieux de détention et nous explorerons les règles spécifiques qui leur sont applicables.

Module 5 : Quelques bonnes pratiques d’intervention en prison

De manière très concrète, ce module visera à explorer ce qu’il faut ou ne faut pas faire lorsque l’on visite une prison ou que l’on y mène des activités. Seront notamment abordées les questions de la participation des agents pénitentiaires et des personnes détenues, l’accès aux ressources, et les difficultés liées à la protection des personnes détenues.

 

Public cible

Personnel pénitentiaire, personnel d’ONG, de l’ONU et d’autres organisations internationales et intergouvernementales, représentants d’institutions nationales des droits de l’Homme, des autorités nationales et locales, avocats, juristes, consultants.

 

Inscriptions à la formation en ligne « Prisons : prévenir la torture et les mauvais traitements » 

Nos formations sont exonérées de TVA — Art. 261.4.4 a du CGI

Option « A votre rythme »

Contenu de la formation : 5 vidéos de présentation, 5 quiz, documents supports pour 5 modules.
Accès aux modules ouvert pendant 2 mois, à compter de la date de réception des modules (dans les 10 jours de la date de réception du règlement).
Temps de travail estimé par semaine : 2 à 4 heures
Vous recevrez une attestation de réussite si vous obtenez au minimum 50% de réponses correctes à chacun des modules.
Prix si vous résidez hors de l’OCDE : 150 euros / Prix si vous résidez dans l’OCDE : 300 euros

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Nos participant.es à la formation témoignent

David LankoandéDavid Lankoandé – Conseiller en matière pénitentiaire, Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali
Je suis pleinement satisfait de cette formation dont je viens de bénéficier. La méthode pédagogique permet d’assimiler facilement les modules à un rythme personnel. Etant régulièrement appelé à visiter les lieux de détention et apporter un appui conseil, j’ai particulièrement été satisfait par le module qui traite des bonnes pratiques, notamment de ce qu’il faut ou ne faut pas faire lorsque l’on visite dans un lieu de détention ou que l’on y mène des activités.

 

Brian MeneletBrian Menelet – Chef de mission RCN Justice & Démocratie au Burundi (2015-2018)
Une formation posant un socle de base théorique solide, agrémenté d’exemples pratiques et de quelques tips stratégiques (plaidoyer au niveau central comme négociation opérationnelle) qui sont bienvenus.

 

 

Ornella ZawadiOrnella Zawadi – Etudiante à l’Université Saint Louis de Bruxelles
Les modules sont pertinents et les formateurs sont à la hauteur de leurs taches. Les travaux en groupe en ligne sont des véritables moments d’échanges sur la maîtrise de concepts de différentes notions à travers de cas pratiques, entre les participants, mais aussi permettent d’être en contact avec des nouvelles personnes. J’ai découvert plusieurs textes qui consacrent et encadrent la privation de liberté, mais aussi j’ai acquis de nouvelles connaissances sur l’assainissement, l’eau, l’hygiène, la santé et les bonnes pratiques d’interventions au sein de lieux privatifs de liberté, des nouvelles choses pour moi et j’adore. Le point plus touchant, c’est la condition des femmes et des enfants dans le milieu carcéral, une notion très délicate dans la pratique. Je conseille à toute personne le désirant, de s’inscrire.

Les formateurs

Guillaume Colin

Guillaume Colin

Après avoir travaillé au service magazine de RFI et au programme Afrique d’Amnesty International à Londres, Guillaume Colin rejoint la FIACAT en septembre 2006 comme représentant auprès des Nations Unies. Il crée ensuite le poste de représentant de la FIACAT auprès de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples et pilote depuis Paris et Bobo Dioulasso un large programme visant à améliorer les conditions de détention au Burkina Faso. Guillaume met en place, en 2012, le programme de la FIACAT visant à accompagner les ACAT dans l’abolition de la peine de mort en Afrique subsaharienne. Il devient, en 2018, le Directeur exécutif de la FIACAT. Guillaume Colin est également chargé d’enseignement dans le Master 2 solidarité et action internationales à la Faculté de Sciences Sociales et Économiques de l’Institut catholique de Paris (ICP) où il enseigne le montage et la gestion de projets. Il est trésorier de la Coalition mondiale contre la peine de mort depuis novembre 2014. Guillaume Colin présente les deux premiers modules de la formation.

 

Ziad Awada

Ziad Awada

Ziad Awada a travaillé pendant cinq ans dans les prisons comme délégué d’une organisation humanitaire internationale. Il a conduit des visites de prison en Irak, en Ethiopie et en Guinée. Il a construit une connaissance approfondie des problèmes transversaux du milieu carcéral. Ziad Awada a coordonné des programmes de lutte contre les mauvais traitements, la surpopulation carcérale ou la malnutrition. Il est actuellement responsable de la formation pour l’international à la Croix-Rouge française. Il continue de s’intéresser de près aux problématiques carcérales à travers son implication dans des programmes de formation sur cette thématique et son engagement dans le renforcement des compétences des bénévoles de la Croix-Rouge française intervenant en milieu carcéral. Ziad Awada étudie par ailleurs le rôle des structures pénitentiaires et de restriction de liberté dans le renforcement des institutions étatiques. Il présente le module sur les conditions de détention.

 

Carole Berrih

Carole Berrih

Juriste spécialisée en Droit public international (Master avancé en Droit public international, Leiden University – Pays-Bas), Carole Berrih intervient en particulier dans la réalisation d’études et d’évaluations de programmes et projets internationaux, après avoir été cheffe de mission et coordinatrice de projets pour des ONG internationales de développement sur le terrain dans différents contextes d’urgence et de développement. Carole Berrih s’est particulièrement intéressée à la lutte contre la torture et les mauvais traitements dans les lieux de détention. Elle a à ce titre participé à de nombreuses missions internationales de recherche et évaluations pour des agences des Nations Unies et des ONG internationales. Elle a travaillé sur la thématique de la lutte contre la torture et les mauvais traitements à Madagascar, au Togo, en RDC, au Congo, au Tchad, au Cameroun, en Albanie, au Kosovo, en Croatie et au Kazakhstan. Carole Berrih présentera les quatrième et cinquième modules. Directrice de Synergies Coopération, elle assure également la gestion de la formation et le soutien pédagogique de la formation.

 

Notre partenaire

FIACAT

La Fédération internationale des ACAT (Action des chrétiens pour l’abolition de la torture), la FIACAT, est une organisation internationale non gouvernementale de défense des droits de l’homme, créée en 1987, qui lutte pour l’abolition de la torture et de la peine de mort. La Fédération regroupe une trentaine d’associations nationales, les ACAT, présentes sur quatre continents.
La FIACAT bénéficie du Statut consultatif auprès des Nations Unies, du Statut participatif auprès du Conseil de l’Europe et du Statut d’Observateur auprès de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples. La FIACAT est également accréditée auprès des instances de l’Organisation internationale de la Francophonie.
En relayant les préoccupations de terrain de ses membres devant les instances internationales, la FIACAT vise l’adoption de recommandations pertinentes et leur mise en œuvre par les gouvernements. La FIACAT concourt à l’application des Conventions internationales de défense des droits de l’homme, à la prévention des actes de torture dans les lieux privatifs de liberté, à la lutte contre les disparitions forcées et au combat contre l’impunité. Elle participe également à la lutte contre la peine de mort en incitant les États à abolir cette disposition dans leur législation.
La FIACAT aide ses associations membres à se structurer. Elle soutient le processus qui fait des ACAT des acteurs de poids de la société civile, capables de sensibiliser l’opinion publique et d’avoir un impact sur les autorités de leur pays. Elle contribue à faire vivre le réseau en favorisant les échanges, en proposant des formations régionales ou internationales et des initiatives communes d’intervention.

 

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